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© 2017 by Anne-Lise Le Pellec.  Artiste/photographe       

 

"Certains hommes espéraient entrer dans l’Histoire. Nous étions quelques-uns à préférer disparaître dans la géographie". Sylvain tesson

September 1, 2014

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Pluie t'île? Camarement!

August 3, 2017

Après un hiver passé à finir mon projet islandais de ces 5 dernières années me voilà heureuse, retrouvant le plaisir simple et bien connu de refaire son sac puis de s’en train-er jusqu’à la fraîcheur bretonne. Une première escale à Douarnenez en forme de retrouvaille.

Retrouver l'odeur du bateau, la terre salée qui parvient toujours à abriter de petites fleurs courageuses et la cabine étroite que mon mal de dos retrouve presque avidement.

J'ai dis presque.

Puis retrouver l'équipage Pianocean qui sillonne déjà le Sud-Bretagne depuis trois mois. Et un chat rêvant d’être une mouette paré d'un joli collier gps. Quel plaisir !

 

Rituel nécessaire ; je ré-accroche mes tissus colorés et mes fleurs aux hublots. Pour que ma vue sur mer soit toujours fertile. Après tout Marieke l'a joliment dit à sa manière ; la mer est faite de rivières.

Et d'espoir.

 

Puis il est temps de lâcher les quelques liens qui nous relient  encore à la terre. Il est l’heure de quitter le sud et de rejoindre le Nord Finistère, littéralement « la fin de la terre » pour un nouveau paysage, celui des Côtes-d’Armor et de ce rougissant granit rose.

 

 La première traversée est mouvementée, l’océan semble en profond désaccord avec lui-même.

 

Les retrouvailles ont aussi un goût de ce cœur qui déborde presque de mes dents, prêt à avouer qu’il ne tiendra pas le coup, prêt à crier « maman », prêt à dire tout un tas de bêtises insensées.

Alors je ferme simplement la bouche et j’attends.

Je le connais bien ce sentiment là, il est désormais limpide et évident, il vient de loin et pourtant porte un nom simple, la peur.

Mais ce n’est pas grave, après tout, il n’est pas de courage sans peur.

 

Le vent forci et la houle d’ouest nous ballote, nous décidons donc de laisser l’océan se mettre d’accord et de nous abriter à Camaret.

 

Lové dans un anse bien abrité, le petit port de Camaret nous offre de jolis sentier côtiers que nous dévorons, entre lande violette et mer iroise nous usons nos chaussures et nos pieds nus entre les ruines des bunker et des trous d’obus que les lits de bruyères sont venus remplir. Panser les plaies par des tapis de fleurs. La géographie répond de sa belle façon à nos vaines guerres.

 

De Camaret nous reprendrons la route jusqu’à l’Aber Wra’ch qui par un soleil franc nous pousse à remonter la rivière, à nous enfoncer dans les ornières de fougères. Et ce n’est pas sans émotions que nous trouvons le chantier du père Jaouen.... quel endroit !

Et c’est pour Marieke et moi une belle surprise que nous voyons, échoué,  le Bel espoir.

Ce bateau qu’il y a dix ans nous découvrions en Irlande alors que nous jouions et dansions musique dans les rues de Galway.

Invitées à bord nous avions danser et chanter sur le pont mouillé et glissant, entourées par tout cet équipage chaleureux qui nous avez offert de partager leur repas.

 

Aujourd’hui  nous sommes rendus à Trébeurden, le tout début de cette jolie côte de granit rose où quelques pachydermes paresseux semblent s ‘être laissés émouvoir par le timide soleil breton en en rougissant.

Nous repartirons demain pour rejoindre notre prochain escale musicale : Perros-Guirec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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